L’importance de définir les maladies graves

Kelly Swanson, vice-présidente adjointe, Marketing des produits, Great-West, London Life et Canada-Vie

Nous vivons dans une culture axée sur la santé, et l’accès à des conseils d’expert et à un dialogue ouvert sur de nombreux sujets liés à la santé se trouve au bout de nos doigts. Nous voulons un nouveau programme d’exercices? Nous en dénichons un sur YouTube. Nous cherchons de nouvelles idées de repas santé? Nous téléchargeons une application. Par contre, quand vient le temps de s’occuper de questions plus sérieuses, nous ne faisons pas preuve d’autant de zèle. Nous abordons peu le sujet des maladies graves dans les discussions, bien qu’il ne fasse aucun doute que bon nombre d’entre nous soient touchés d’une façon ou d’une autre.

Des grands-parents font une promenade en vélo avec leur petite-fille et leur petit-fils.

Selon une étude indépendante menée récemment par la firme Recherche Head à la demande de la Great‑West, la grande majorité des Canadiens (75 pour cent) connaissent quelqu’un ayant souffert d’une maladie grave et la moitié d’entre nous a vu un membre de sa famille en souffrir.

Le terme maladie grave est utilisé pour décrire un certain nombre de problèmes de santé inattendus qui peuvent avoir une grande influence sur le mode de vie, dont le travail, la vie familiale et les loisirs. Par maladie grave, on entend généralement un infarctus, un accident vasculaire cérébral et un cancer, de même que d’autres troubles graves comme la maladie d’Alzheimer. Malheureusement, toutes ces maladies sont devenues trop courantes et c’est pourquoi nous devrions nous y attarder davantage.

Curieusement, lorsqu’il est question de maladies graves, nous sommes inquiets de l’impact de la maladie sur notre qualité de vie plutôt que des conséquences physiques lourdes qui accompagnent de tels problèmes de santé. La même étude révèle que près de la moitié des Canadiens s’inquiètent de ne pas être en mesure de passer suffisamment de temps de qualité avec leurs enfants ou de ne pas pouvoir profiter pleinement de la vie s’ils devaient être atteints d’une maladie grave.

C’est logique. Notre bien-être physique et notre bien-être émotionnel sont intimement liés et notre situation globale devient donc cruciale. Comment y arriver si une maladie grave nous empêche de passer du temps de qualité avec nos proches? À l’inverse, comment s’en sortir si des obstacles nuisent à notre capacité de prendre soin d’un proche atteint d’une maladie grave?

En pareilles circonstances, il va de soi que nous voudrions toute la flexibilité pour consacrer le plus de temps possible à nos proches, mais en serions-nous capables financièrement? Selon l’étude réalisée, la majorité d’entre nous seraient obligés de continuer à travailler en cas de maladie grave du conjoint ou d’un enfant. Bon nombre d’entre nous (62 pour cent) serions obligés de nous endetter, de déménager dans un logement plus petit ou de retarder notre départ à la retraite si nous étions atteints d’une maladie grave ou si nous devions prendre soin d’un proche gravement malade.

Voilà pourquoi il est si important de se poser la question suivante : s’il se produisait une situation semblable dans ma famille, de quelle façon pourrais-je consacrer plus de temps à mes proches et m’assurer d’avoir toutes les ressources nécessaires au processus de guérison? Il peut être pénible d’envisager le pire, mais cela peut changer complètement la situation. Être honnête envers soi-même et avoir une conversation franche avec son conjoint est un premier pas dans la bonne direction.

Nous ne pouvons pas empêcher une maladie grave de survenir, mais nous pouvons prendre des mesures pour alléger le fardeau financier qui pourrait en découler. Apprenez-en davantage sur ce que disent les Canadiens à propos des maladies graves et sur les façons de se préparer à faire face aux coûts liés à une maladie grave.